Toute l’équipe de Place Publique Vendée souhaite la bienvenue aux nouveaux et nouvelles étudiant·es des établissements scolaires de toute la Vendée en cette rentrée. On sait aussi que tout s’accélère pour vous et que vous n’avez pas de temps à perdre alors voici tout de suite plein d’astuces bien pratico-pratiques pour une bonne année, pleine de convivialité, de réussite et de sobriété écologique !
1/ Tu galères à bien manger
On a fait le tour de nos adhérent·es qui se souviennent de leurs années d’étude, des trucs qu’ils auraient voulu savoir plus tôt, alors quelques conseils de la part des ancien·nes lol :
- Fais le marché (sortie sympa à plusieurs !) mais vas-y juste avant la fin car les maraîchers bradent souvent leurs produits à ce moment-là ! Le marché, c’est le meilleur moyen d’avoir les légumes et fruits de saison et du coin, et accessoirement de pas avoir des carences en vitamines à force de manger des pasta box.
- La facilité, c’est de choper 2 croque-monsieurs et un paquet de gâteaux, sauf que tu vas les payer vachement cher au kilo et que c’est pas bon pour la santé (donc pour ta concentration, ton moral, etc.). Alors si t’as un minimum d’équipement pour cuisiner (plaque de cuisson, poêle, four à micro-ondes…), choisis plutôt de cuisiner toi-même des plats faciles et achète en gros pour économiser sur le prix au kilo.
- Soyez malin·es entre vous et optez pour les co-repas ! Imaginez que le midi vous mangez au RU (3,30€ le repas complet, c’est imbattable) et que le soir, à tour de rôle, vous cuisinez un plat pour plusieurs ? Et alors si vous avez des ami·es d’origines diverses, vous pourrez en plus découvrir plein de goûts nouveaux et parler de leur culture !
- Le « batchcooking » c’est pas juste un truc d’influenceuse sur YouTube, c’est hyper pratique quand on a la flemme de cuisiner : le dimanche, tu prends 1H et tu fais cuire 2-3 bases de féculents genre riz, pâtes, quinoa, lentilles, (voire tu en mélanges) etc. et tu fais rissoler des légumes coupés avec des épices, tu mets tout ça dans des boîtes en verre au frigo et hop, dîner assemblé en 3 minutes !
« Nous à la fac de Rennes avec ma soeur, c’était direction le marché tous les samedis vers midi (quand on avait émergé), les vendeurs nous donnaient toutes les salades un peu abîmées qu’on voulait, gratos. »
Pour faire encore mieux côté écologie :
- Si t’es ovo-végétarien·ne (tu manges pas de viande ni de poisson mais t’as gardé les œufs pour les protéines et parce qu’on tue pas la poule), y a un truc qu’il faut absolument que tu saches quand tu choisis tes oeufs. Ta poule, elle peut être élevée sur l’équivalent d’une feuille A4 dans un poulailler géant et ne jamais voir la lumière du jour, gavée aux antibiotiques, etc. ou alors elle peut être élevée en plein air en élevage bio local, etc. Si tu ne connais pas le vendeur d’oeufs bio du coin, regarde le code imprimé sur les oeufs au supermarché : le tout premier chiffre va de 0 à 4, le 0 c’est élevage bio en plein air, le 1 c’est élevage pas bio mais en plein air quand même, le 2 c’est élevage au sol à jamais voir le soleil, le 3 (le pire) c’est carrément élevage en cage format A4… alors c’est simple, si t’es sensible au bien-être animal, choisis les oeufs qui commencent par 0 ou 1 !

- Pour éviter le gaspillage (et faire des économies), pense bien sûr aux applis comme Too Good To Go sur lesquelles les commerçant·es du coin vendent leurs surplus à petit prix. Y aussi les épiceries solidaires. Pareil, dans une colloc’ ou s’il y a plusieurs étudiant·es qui habitent autour de toi, proposez-vous ce que vous avez en trop, troquez ! Ah et Pinterest pour trouver des idées de recettes faciles, c’est pas mal 😀
- Cherche aussi les maraîchers locaux qui vendent en direct à la ferme (balade à vélo ?) ou au marché, les associations type AMAP si tu peux donner un peu de temps, si tu penses, toi aussi, que tes légumes et fruits ne devraient pas faire 1000 km pour arriver dans ton assiette, et discute avec eux, tu vas apprendre plein de trucs (genre t’as entendu parler de la « permaculture » ?). Et bien sûr, tu vas découvrir le vrai goût des légumes (loin des tomates sans goût du supermarché).
- Si jamais vous avez un bout de balcon ou un jardin, c’est le moment de démarrer un mini-potager simple genre des sacs de terre dans lesquels vous plantez vos pommes de terre trop vieilles qui ont germé, et au printemps tentez les aromates (basilic, etc.) et les tomates à partir des graines récupérées dans des tomates bio locales, etc. Ca ne prend pas beaucoup de temps et c’est de l’écologie en pratique (et en cas d’attaque zombie, ça peut toujours servir de savoir faire pousser un peu de nourriture).
« Moi je regarde les vidéos de Goran le permaculteur sur YouTube, il est jeune et sympa, j’avais pas la main verte et pourtant j’ai réussi à avoir des légumes sur mon balcon ! »
2/ Tu galères à t’équiper ou à t’acheter ce dont tu as besoin
On est d’accord, le temps des études c’est pas là où on a le plus d’argent et du coup, n’importe quel achat même indispensable peut devenir une galère. Deux-trois astuces là aussi :
- Parlez-en entre copains ou juste élèves d’une même classe : qui a besoin de quoi ? qui peut prêter quoi ? qui a quoi en trop ? qui peut partager le temps d’utilisation de quoi ? Genre sérieusement, la crêpière ou l’appareil à raclette que la tantine t’a offert à Noël, tu vas l’utiliser 3-4 fois dans l’hiver, tu peux certainement le prêter à condition qu’on te le rende propre et pas cassé.
- Les fringues, là aussi, dès qu’on se fatigue d’un t-shirt ou d’un jean, pas la peine de jeter ! Tu peux le prêter, le troquer contre un autre vêtement, le transformer en autre chose (même en chiffon si tu veux ou en taie d’oreiller, les t-shirts en coton avec un imprimé sympa c’est parfait pour ça).
Le vide-dressing entre potes, ça fait des heureux·ses et ça évite de racheter des fringues fabriquées à l’autre bout du monde par des enfants ou des gens payés une misère (cf. notre combat chez Place Publique contre Shein et la fast-fashion).
Et puis, il y a plein de vêtements hyper sympas à trouver à pas cher dans les friperies qui ont fleuri un peu partout en Vendée, ou dans les associations type Emmaüs. C’est la grande mode sur YouTube d’aller faire des trouvailles dans ces endroits.
Pourquoi c’est important pour nous et pour toi ? Parce qu’on ne peut pas supporter que des marques comme Shein te vendent des jupes ou des t-shirts à 3€ pleins de produits chimiques mauvais pour la santé et fabriqués par des ouvrier·es travaillant jusqu’à 75 H par semaine pour un salaire de misère toute leur vie…

- Les biens d’occasion, c’est LA bonne idée et c’est le moment de faire du lèche-vitrine sur LeBonCoin ou d’autres plateformes comme Facebook Marketplace pour trouver un fauteuil à 20 balles qui débarrassera la personne qui le vend et te meublera ton appart à pas cher (en plus d’éviter un achat neuf donc des ressources en moins pour la planète). Certaines associations étudiantes organisent aussi des trocs ou des ventes, regarde de ce côté. Tu as aussi les ressourceries, les boutiques solidaires comme celles d’Emmaüs, etc. Même sur Amazon, si tu n’arrives pas à faire plus local, il y a maintenant plein de produits d’occasion (regarde sur une fiche produit, en-dessous du prix neuf à droite, il y a souvent des offres d’occasion intéressantes). Pense à ton bouquin d’annales que tu n’utiliseras que pour réviser et qui ne te servira à rien l’année prochaine.
3/ Tu galères à sortir t’amuser ou à te déplacer en Vendée
En Vendée, même si on est loin de l’animation de grandes villes comme Paris ou Bordeaux, on a la chance d’avoir quand même plein d’endroits géniaux où passer du bon temps, encore faut-il en avoir les moyens. Besoin d’astuces ? C’est parti !
- Bien sûr, en tant qu’étudiant·e, tu as droit à plein de réductions sur les transports en commun : le train, les bus (locaux ou régionaux pour aller faire un tour à Nantes par exemple), etc. Il y a aussi les vélos et trottinettes en libre-service avec des abonnements pas chers. Et puis, malheureusement, il y a aussi la voiture et le plein ça coûte cher alors pense au covoiturage (si ça se trouve, vous êtes 3 étudiants du même immeuble à aller à la fac en voiture tous les matins, c’est dommage de ne pas réduire les coûts en carburant et l’empreinte carbone tant qu’on y est, non ? Idem pour une sortie plage un samedi ou pour un concert à la Roche ou à Nantes).
- Les bars, les salles de concert, on ne va rien t’apprendre en te disant qu’il y a des tarifs réduits, des happy hours, etc. En revanche, ce qu’en général on ne pense pas à regarder, c’est genre la section événements de la page de ta ville dans le Ouest France qui traîne quasiment toujours à la BU ou encore la gazette de ton quartier que tu reçois dans la boîte aux lettres. C’est rempli de spectacles, de conférences, d’ateliers (et non, il n’y a pas que des grand-mères qui font du yoga dans les maisons de quartier lol). Tiens, prends à la Roche-sur-Yon l’association des Cafés Polyglottes (âge moyen 25-35 ans) qui se réunit dans des bars sympas pour parler en langues étrangères, ça c’est un bon plan pour faire des rencontres et améliorer ton niveau 😀 Et il y a plein d’autres associations ou collectifs qui organisent des balades nature, des ateliers DIY, etc.
- Et puis, il y a la nature, belle et grande quand on connaît les bons coins en Vendée : la randonnée du Chaos du Piquet, le lac du Moulin Papon, le trou du diable et le puits d’enfer aux Sables, la lagune de la Belle-Henriette près de l’Aiguillon-sur-Mer, la plage incroyable du Veillon, l’ile de Noirmoutier, la réserve de Saint-Denis-du-Payré, les marais salants, la forêt de Mervent, la Venise Verte, les moulins du mont des Alouettes, etc. etc. A vélo, tu as la Vélodyssée et des pistes cyclables un peu partout pour y aller (par exemple celle qui part du nord de la Roche et va jusqu’aux Sables).

Pour conclure, on te souhaite vraiment une super année dans les études en Vendée ! Pas de politique dans le reste de cet article mais si jamais tu t’intéresses à : l’écologie, le bien-être animal, le féminisme, la justice sociale, la démocratie (et la lutte contre l’extrême-droite du coup), n’hésite pas à nous contacter. Sans vous, on n’arrivera pas à faire de la France et de la Vendée des endroits où chacun·e peut vivre avec des moyens suffisants, une bonne santé, une nature préservée, de l’eau et de l’air propres, des libertés qui ne sont pas en danger à tout moment, bref où toi, tes proches et nous on pourra vivre heureux·ses dans l’avenir. Sans compter que rejoindre un parti politique, ça permet de rencontrer du monde, d’utiliser et d’acquérir plein de compétences, et d’aider à changer concrètement la vie de ceux et celles qu’on aime.


